{"id":171,"date":"2020-07-31T14:03:17","date_gmt":"2020-07-31T12:03:17","guid":{"rendered":"http:\/\/cjbertrand.fr\/?p=171"},"modified":"2020-08-22T12:00:42","modified_gmt":"2020-08-22T10:00:42","slug":"a-propos-de-chiens-dhiver-et-des-pactes-quon-aurait-peut-etre-pas-du-conclure-avec-un-demon-de-nord-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/2020\/07\/31\/a-propos-de-chiens-dhiver-et-des-pactes-quon-aurait-peut-etre-pas-du-conclure-avec-un-demon-de-nord-1\/","title":{"rendered":"\u00c0 propos de chiens, d&rsquo;hiver, et des pactes qu&rsquo;on aurait peut-\u00eatre pas d\u00fb conclure avec un d\u00e9mon de Nord&#8230; (1)"},"content":{"rendered":"\n<p>J&rsquo;ai pass\u00e9 mes ann\u00e9es universitaires \u00e0 r\u00e2ler (principalement en p\u00e9riode d&rsquo;examens) que j&rsquo;en avait ras le pompon de leurs conneries et que si \u00e7a continuait comme \u00e7a j&rsquo;allais tout plaquer et partir faire du chien de tra\u00eeneau en Laponie.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme je suis un peu t\u00eatu et que mama didn&rsquo;t raise no quiter, j&rsquo;ai quand m\u00eame attendu d&rsquo;avoir termin\u00e9 mes \u00e9tudes, mais je n&rsquo;ai pas laiss\u00e9 passer six mois avant de dispara\u00eetre dans la for\u00eat bor\u00e9ale qui couvre une partie du nord de la Finlande. J&rsquo;ai franchi le cercle polaire et j&rsquo;ai poursuivi mon chemin sur encore 300 bornes pour rejoindre un campement perdu dans les bois. L\u00e0 vivaient trois fran\u00e7ais et 34 chiens, 35 si on compte le husky de Vincent (fr\u00e8re des neiges !), le deuxi\u00e8me volontaire venu vivre cette aventure baroque et l\u00e9g\u00e8rement ridicule dans le grand froid.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;\u00e9tais sorti de ma zone de confort au volant d&rsquo;une voiture de course et j&rsquo;avais roul\u00e9 plusieurs jours sur l&rsquo;autoroute de l&rsquo;aventure. J&rsquo;\u00e9tais tellement loin de ma zone de confort que je pouvais plus la voir ni \u00e0 la jumelle ni au t\u00e9l\u00e9scope.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;\u00e9tais, en un mot, loin.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais y avait trente-cinq chiens, des clous \u00e0 planter, du bois \u00e0 couper, et la promesse de six mois de neige et de tra\u00eeneau devant nous. La peur n&rsquo;existait pas. Juste la certitude qu&rsquo;\u00eatre l\u00e0 allait tout changer.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/3ccb9b2ac0d81863dcd3057edd50c8b9-1024x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-315\" srcset=\"https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/3ccb9b2ac0d81863dcd3057edd50c8b9-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/3ccb9b2ac0d81863dcd3057edd50c8b9-300x300.jpg 300w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/3ccb9b2ac0d81863dcd3057edd50c8b9-150x150.jpg 150w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/3ccb9b2ac0d81863dcd3057edd50c8b9-768x767.jpg 768w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/3ccb9b2ac0d81863dcd3057edd50c8b9-601x600.jpg 601w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/3ccb9b2ac0d81863dcd3057edd50c8b9.jpg 1080w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette ann\u00e9e l\u00e0, la neige fut en retard. Les premiers clients de la saison devaient arriver la semaine de No\u00ebl. Il \u00e9tait pr\u00e9vu de commencer les entra\u00eenements des chiens (et de Vincent et moi, qui n&rsquo;avions pas ou \u00e0 peine touch\u00e9 \u00e0 des tra\u00eeneaux avant) d\u00e8s les premi\u00e8res chutes de neige. Elles ne vinrent pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me levais chaque matin, je m&rsquo;extirpais de mon duvet et je pestais face \u00e0 mon incapacit\u00e9 \u00e0 faire partir un feu. Je rejoignais Charly et Vincent dans la cuisine pour manger des oeufs et prendre le caf\u00e9. Et le sol demeurait gel\u00e9, glissant, mais sans neige.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y eut une premi\u00e8re chute vers le d\u00e9but d\u00e9cembre, qui fondit un ou deux jours plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque jour, j&rsquo;adressais des pri\u00e8res anonymes destin\u00e9es \u00e0 tout le monde et \u00e0 personne en m\u00eame temps. Je r\u00e9p\u00e9tais dans ma barbe, en coupant du bois, en buvant du th\u00e9, en brossant les chiens, qu&rsquo;en \u00e9change de neige, je donnerais volontiers ma sueur, mon \u00e9nergie, ma force mentale et physique, mon enthousiasme et mon travail. Je me promettais de me d\u00e9mener tout l&rsquo;hiver, si seulement la neige voulait enfin venir.<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre que je n&rsquo;aurais pas du faire des promesses dans le vent. Dans les villes o\u00f9 j&rsquo;ai v\u00e9cu, en France, en Angleterre et au Canada, personne n&rsquo;\u00e9coute quand on marmonne, quand on prie, quand on saute d&rsquo;un pav\u00e9 \u00e0 l&rsquo;autre pour ne pas marcher sur les lignes sans trop savoir pourquoi. Mais dans le Nord, qui sait ce qui se balade entre les pins sylvestres et les boulots \u00e0 l&rsquo;\u00e9corce fine, parfaite pour allumer le feu ? Qui sait \u00e0 quelles oreilles parviennent les coups de hache, le craquement des branches qu&rsquo;on casse et les \u00e9claboussures provoqu\u00e9es par le seau du puits lorsqu&rsquo;on le jette tout au fond pour se servir ?<\/p>\n\n\n\n<p>Les d\u00e9mons, les esprits et les faes sont invisibles et silencieux. Mais \u00e7a ne veut pas dire que iels ne sont pas l\u00e0. \u00c7a ne veut pas dire que iels n&rsquo;\u00e9coutent pas les pri\u00e8res et ne prennent pas les marchandages.<\/p>\n\n\n\n<p>La neige finit enfin par arriver, je ne sais plus quand exactement, au moins une semaine avant l&rsquo;arriv\u00e9e des premiers clients, peut-\u00eatre un peu plus t\u00f4t que \u00e7a. Le froid descendit sur le campement, et il devint n\u00e9cessaire d&rsquo;apprendre \u00e0 r\u00e9ellement faire du feu. Les matins o\u00f9 je n&rsquo;y arrivais pas annon\u00e7aient de mauvaises journ\u00e9es. Les chiens, que jusqu&rsquo;ici on avait l\u00e2ch\u00e9 par groupes dans un parc grillag\u00e9 pour les faire se d\u00e9fouler, devaient \u00eatre attel\u00e9s chaque matin. Le camp se situait \u00e0 cheval sur deux pentes de colline. Les entra\u00eenements d\u00e9butaient par une longue marche vers le haut, en poussant les tra\u00eeneaux dans la pente et en pataugeant dans la poudreuse.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/IMG_20190119_145341-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-305\" srcset=\"https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/IMG_20190119_145341-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/IMG_20190119_145341-300x225.jpg 300w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/IMG_20190119_145341-768x576.jpg 768w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/IMG_20190119_145341-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/IMG_20190119_145341-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/IMG_20190119_145341-800x600.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Devant, mes chiens ! Devant !\u00a0\u00bb Ma voix partait dans les aigu\u00eb. Je m&rsquo;arcboutais sur mon tra\u00eeneau, je transpirais sous le blouson et le bonnet qu&rsquo;on m&rsquo;avait pourtant pr\u00e9venu d&rsquo;enlever avant de commencer la mont\u00e9. En me voyant me d\u00e9shabiller une fois en haut de la colline, mes mentors me jetaient des coups d&rsquo;oeil agac\u00e9s et impatients.<\/p>\n\n\n\n<p>Transpirer par temp\u00e9rature n\u00e9gative est dangereux. Toute goutte d&rsquo;eau est une goutte de gel, et la sueur refroidit sur les habits et les peaux dans la descente. Quand j&rsquo;y pense je me dis qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de quoi tirer la tronche -c&rsquo;\u00e9tait mon probl\u00e8me, apr\u00e8s tout, et j&rsquo;apprendrais sans doute en ayant froid. Une des choses que cette aventure a confirm\u00e9 pour moi c&rsquo;est que je ne suis pas sensible aux m\u00e9thodes \u00e9ducatives qui impliquent de sermonner l&rsquo;apprenant. J&rsquo;ai besoin de faire une erreur pour apprendre \u00e0 ne pas la refaire. J&rsquo;apprends sur le tas, en imitant, et en r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 ce que je peux faire mieux, ou moins mal.<\/p>\n\n\n\n<p>On alla avec Charly et Vincent dormir deux nuits dehors, pour apporter une tente et du bois de chauffage sur un lieu de campement destin\u00e9 \u00e0 nos clients. Il ne faisait pas froid, 5 ou -5 degr\u00e9s celsius, je ne sais plus, mais je n&rsquo;en avais pas conscience. J&rsquo;avais mis le pied dans un trou d&rsquo;eau en marchant sur la glace et le feu ne me r\u00e9chauffait pas vraiment. Je dormis peu et mal, ces deux nuits, et au retour je fis la promesse de ne pas retourner en raid.<\/p>\n\n\n\n<p>Les tonneaux d&rsquo;eau qu&rsquo;il nous fallait remplir, pour la yourte des clients, pour la cuisine, la kota o\u00f9 se prenaient les repas et pour mon propre usage, pesaient tr\u00e8s lourds. Ceux du sauna \u00e9taient pires : je ne pouvais pas les d\u00e9placer sans l&rsquo;usage d&rsquo;une luge, et impossible de les soulever pour leur faire passer les chambranles des portes sans l&rsquo;aide de Charly ou de Vincent. Le soir, faire la vaisselle au dessus du po\u00eale m&rsquo;endolorissait le dos au point que je devais m&rsquo;allonger sur le plancher glac\u00e9 pour m&rsquo;apaiser. Je me br\u00fblais fr\u00e9quemment les mains dans les divers feux du campement, et le soir je devais choisir entre garder mes mains hors de mon duvet et avoir tr\u00e8s froid, ou les rentrer sous les couverture et souffrir le martyr \u00e0 cause de la chaleur. Le matin, je devais me tourner sur le c\u00f4t\u00e9 pour soulager mon dos \u00e0 nouveau, et l&rsquo;auriculaire et l&rsquo;annulaire de ma main droite se r\u00e9veillaient raides et douloureux, coinc\u00e9s en position pli\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Une des techniques de survie par grand froid est de boire beaucoup, car l&rsquo;absorption de liquides favorise la circulation du sang. L&rsquo;eau de mon tonneaux \u00e9tant au mieux glac\u00e9e, je gardais perp\u00e9tuellement une th\u00e9i\u00e8re pleine pos\u00e9e sur mon po\u00eale \u00e0 bois, et ne buvais pour ainsi dire rien d&rsquo;autre que du th\u00e9. J&rsquo;en buvais beaucoup, et pour cette raison je me r\u00e9veillais invariablement une fois par nuit pour aller pisser. La nuit, la temp\u00e9rature int\u00e9rieure de ma yourte variait entre 10 degr\u00e9s (lorsque la temp\u00e9rature ext\u00e9rieure \u00e9tait supportable et\/ou qu&rsquo;on avait fait de grands feux la veille) et -10 les nuits les plus froides. Sortir de mon duvet me demandait un effort extr\u00eame. Je finis par calculer que si j&rsquo;\u00e9tais suffisamment rapide, en gardant mon pull et mes bottes \u00e0 port\u00e9e de main, il s&rsquo;\u00e9coulait trois minutes entre le moment o\u00f9 je quittais mon lit et celui o\u00f9 je le regagnais. L&rsquo;effort n&rsquo;en \u00e9tait pas moins grand.<\/p>\n\n\n\n<p>Les nuits de pleine lune, par temps clair, on y voyait comme en plein jour. La lumi\u00e8re se refl\u00e9tait sur la neige, les branches des arbres et les toits des b\u00e2timents. Bien s\u00fbr il suffisait que j&rsquo;ouvre ma porte pour que les chiens se mettent \u00e0 aboyer -ils aboyaient au moindre de nos mouvements. J&rsquo;imagine qu&rsquo;il y avait dans nos vas et viens mati\u00e8re \u00e0 excitations pour eux, qui ne vivaient que par et pour notre affection et notre pr\u00e9sence. \u00ab\u00a0Vincent descend ! Vincent descend ! Vincent descend !\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Charly monte ! Charly monte ! Charly monte !\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Jo ouvre la porte ! Jo ouvre la porte ! Jo ouvre la porte !\u00a0\u00bb S&rsquo;ils avaient su parler je doute qu&rsquo;ils aient pu nous expliquer ce qu&rsquo;il y avait d&rsquo;excitant l\u00e0 dedans. J&rsquo;y repense avec tendresse -l&rsquo;amour d&rsquo;un chien est pur, sans arri\u00e8re pens\u00e9e, sans non dits, sans manipulation. Il n&rsquo;y a rien de plus heureux qu&rsquo;un chien qui entend ou aper\u00e7oit quelqu&rsquo;un qu&rsquo;il aime. Kamalak se mettait \u00e0 sauter si on venait \u00e0 sa rencontre, pour manifester sa joie ou pour nous inciter \u00e0 jouer avec lui. Taziri s&rsquo;enroulait autour de moi comme un petit donut de bonheur, en haletant et en agitant la queue. Koa grimpait pr\u00e9cipitamment sur le toit de sa niche. Alika levait un museau paresseux et se pelotonnait contre ma cuisse.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/93129113_219599919301499_1296340950930423808_n-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-304\" srcset=\"https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/93129113_219599919301499_1296340950930423808_n-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/93129113_219599919301499_1296340950930423808_n-300x225.jpg 300w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/93129113_219599919301499_1296340950930423808_n-768x576.jpg 768w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/93129113_219599919301499_1296340950930423808_n-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/93129113_219599919301499_1296340950930423808_n-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/cjbertrand.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/93129113_219599919301499_1296340950930423808_n-800x600.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>J&rsquo;y repense aujourd&rsquo;hui avec tendresse mais les aboiements et les chants des chiens ont autant de pouvoir enthousiasmant qu&rsquo;hypnotique, et deviennent vite la source d&rsquo;un agacement qui peut facilement tourner \u00e0 la col\u00e8re quand la journ\u00e9e a \u00e9t\u00e9 longue et difficile. On me r\u00e9p\u00e9tait souvent que crier ne servait \u00e0 rien -nos mentors poussaient un cri, un seul, parfois deux, jamais davantage. Si les chiens persistaient, ils descendaient dans le chenil avec un b\u00e2ton -dont ils ne frappaient jamais autre chose que les arbres ou les niches, mais la menace suffisait \u00e0 les faire ob\u00e9ir.<\/p>\n\n\n\n<p>De mon autorit\u00e9 inexistante, les chiens, sans doute, faisaient une plaisanterie. Oh, il arrivait qu&rsquo;ils se taisent sur mon ordre, mais le silence durait rarement plus d&rsquo;une minute.<\/p>\n\n\n\n<p>Curieusement, nous qui avions du mal \u00e0 les faire taire, Vincent et moi avions un jeu : apr\u00e8s la distribution du repas, si nous \u00e9tions de bonne humeur, nous imitions le hurlement des chiens pour les inciter \u00e0 chanter avec nous. Cela fonctionnait \u00e0 chaque fois, et occasionnellement aga\u00e7ait nos mentors, surtout s&rsquo;il y avait du monde au campement.<\/p>\n\n\n<div class=\"ko-fi-button\" data-text=\"Buy me a coffee!\" data-color=\"#FF5F5F\" data-code=\"jolancbertrand\" id=\"kofiShortcode409Html\" style=\"width: 100%; text-align: center;\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;ai pass\u00e9 mes ann\u00e9es universitaires \u00e0 r\u00e2ler (principalement en p\u00e9riode d&rsquo;examens) que j&rsquo;en avait ras le pompon de leurs conneries et que si \u00e7a continuait &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":123,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_eb_attr":"","footnotes":""},"categories":[8,7],"tags":[19,24,22,21,13,20,23],"class_list":["post-171","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-carnets-de-voyage","category-sac-a-dos","tag-chiens","tag-deal","tag-laponie","tag-neige","tag-sport","tag-traineaux","tag-voyage"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/171"}],"collection":[{"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=171"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/171\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":316,"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/171\/revisions\/316"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/123"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=171"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=171"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cjbertrand.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=171"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}